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Les colonnes du Trône



UN ECHAFAUDAGE TRES TECHNIQUE

Initiée par Louis XVI, la construction des colonnes du Trône sera achevée sous Louis-Philippe en 1843.

Elles sont surmontées de statues de quatre mètres représentant Saint Louis et Philippe Auguste et sont ornées de trophées d’armes, œuvre d’Antoine-André Marneuf, ainsi que de figures allégoriques : La colonne située dans le XIème arrondissement accueille la représentation de la Justice (par Pierre-Charles Simart) coté place de la Nation, et de la Paix (Antoine Desboeuf) côté cours de Vincennes. La colonne située dans le XIIème arrondissement présente l’Abondance (Pierre-Charles Simart) coté place de la Nation, et la Victoire (Antoine Desboeuf) côté cours de Vincennes.

COUP DE NEUF SUR LES COLONNES

« Troisième grand chantier monumental inscrit au budget 2008, avec la fin des travaux de la tour nord de l’église Saint Sulpice et la dernière phase de ceux de la tour Saint Jacques, la restauration des Colonnes du Trône, représente un investissement d’un peu plus de 10 millions d’euros.

Ces deux colonnes, classées « Monument Historique » dans leur totalité, situées coté pair et impair de l’avenue du Trône, pour l’une dans le 11e arrondissement, pour l’autre dans le 12e, présentaient un état de dégradation qui rendait impératif la restauration des enveloppes, de leurs ornements ainsi que des structures intérieures.

Les travaux prévus à partir de septembre 2008 pour une durée prévisionnelle de 22 mois feront assurément des deux édifices le symbole (…) de l’ouverture de Paris vers sa banlieue. » (Source où l’on peut retrouver également le planning indicatif des travaux)   Pendant ces deux ans, seront effectués : 1.Le démontage et remontage des pierres situées en haut des colonnes (partie de 15m à 30m) ainsi que des statues qui les coiffent. 2.Le nettoyage et la reprise des sculptures et des pierres sur la partie basse des colonnes (du sol à 15m).

Pour mener à bien ce chantier particulier, la société Pradeau Morin/Chevalier a choisi les échafaudages LAYHER. La haute technicité de la solution proposée et le savoir-faire de LAYHER sur les monuments historiques ont été déterminants.

Les 2 colonnes ont été équipées, en simultané, d’échafaudages de type Universel®. Le poids total de la solution est de près de 150 T, pour une largeur en pied de 15m par 15m autour des 2 pavillons (parties basses des colonnes) et une hauteur de 32m.

Chaque échafaudage intègre un escalier de secours et un ascenseur pour l’évacuation des pierres.

UN ECHAFAUDAGE TRES ADAPTABLE QUI SE JOUE DES CONTRAINTES TECHNIQUES !

L’échafaudage doit accompagner l’évolution du démontage de la colonne et permettre l’enlèvement des statues par grutage. Idem au remontage des colonnes.

Comme l’empattement au niveau du sol s’est avéré insuffisant et qu’il fallait éviter des descentes de charges trop importantes sur les pavillons, l’échafaudage n’a pas pu être étudié comme une structure auto stable. Il a fallu reprendre les efforts horizontaux dus au vent en s’appuyant sur la colonne et limiter ces mêmes efforts de vent rapportés sur la colonne.

La colonne reprend les efforts horizontaux par le frottement des pierres entre elles. En effet, il est indispensable pour la stabilité de l’ensemble que le poids des pierres situées au-dessus du dernier amarrage reste, en permanence, suffisant pour reprendre les efforts de vent de l’ordre de 7.5 T horizontaux sur la colonne.

Cette méthodologie de travail a demandé une étude de stabilité complexe incluant un calcul de frottement des pierres entre elles. Le bureau LAYHER a mené cette étude très pointue en collaboration avec le bureau de contrôle SOCOTEC et a développé un système de butons spécifiques aux contraintes de ce chantier.

Utilisation des planches acier en remplacement des planches bois
et butonnage par fourches, madriers et protection mousse

Concrètement LAYHER a donc préconisé une solution qui :

- 1. Prévoit un phasage en 5 tranches afin que l’échafaudage suive le démontage de la colonne en limitant la partie d’échafaudage en porte à faux à une dizaine de mètres. Même méthodologie pour le remontage.

- 2. Limite les efforts de vent

  • En favorisant la structure vide pour limiter les efforts tout en donnant une inertie suffisante pour reprendre les efforts.
  • En limitant les bâches et les filets à la seule zone de travail.

L’échafaudage comprend des planchers de travail d’une largeur de 1m tous les 2 mètres en hauteur au minimum, et un plancher d’évacuation des pierres vers le lift tous les 4 mètres. La terrasse en tête a été étayée à plus de 28m pour éviter le basculement des pierres lors du démontage de la statue.

Le montage a été réalisé par la filiale montage de LAYHER, Echafaudage Service en privilégiant, au maximum, la sécurité collective et cela en relation avec l’inspection du travail et la CRAMIF.


Nos équipes sont à votre disposition :
N°1 de l’échafaudage

En s’implantant en France en 1980, LAYHER, N°1 de l’échafaudage en Europe, a révolutionné la conception de l’échafaudage.

LAYHER en a fait un instrument de sécurité et de productivité au travers de différentes caractéristiques novatrices.

 

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